Les funérailles, ou l’ensemble des cérémonies se déroulant lors d’un enterrement se déclinent en étapes bien concises dont certaines demeurent obligatoires. Ces sortes de rites s’avèrent indispensables pour le travail de deuil de la famille et des proches, se préparant à la séparation définitive de la personne défunte.

Démarches administratives, transport et mise en bière

Les funérailles requièrent des démarches administratives obligatoires. Il est possible que l’intégralité des obsèques ait été organisée par le défunt de son vivant (assurance obsèques). Sinon, la prise en charge du déroulement revient aux proches. Dans la grande majorité des cas, ces derniers font appel à un service funéraire pour les aider ou pour assurer complètement l’organisation des obsèques. Juste après le décès, les démarches administratives indispensables se traduisent par la déclaration de l’évènement auprès de la mairie, la définition de la date des funérailles et le choix de l’urne ou du cercueil. À cela s’ajoutent les contacts avec tous les participants dans l’organisation des funérailles (cimetière, culte, police, etc.), la publication d’un avis de décès dans la presse et l’impression des faire-part.

Par ailleurs, il est souvent nécessaire d’organiser le transport du défunt de son habitation (ou de l’hôpital par exemple) jusqu’à une salle funéraire ou les personnes endeuillées pourront se recueillir. Il s’agit du « transport à visage découvert » qui doit se dérouler dans les 48 heures suivant la disparition. Ce type de transport est réalisé par une société de pompes funèbres avec une voiture spécialisée, équipée généralement d’un caisson réfrigérant.

La mise en bière se définit par le moment exact où la personne défunte est placée dans son cercueil. Elle peut se tenir au domicile du défunt, dans une chambre funéraire ou dans un établissement de soins. Après ce moment de recueillement pouvant durer quelques jours, on ferme le cercueil avec la présence obligatoire d’un officier de police. La société de pompes funèbres déclare par la suite la levée du corps transporté en corbillard jusqu’à l’endroit de cérémonie.

La cérémonie

À l’occasion des obsèques, la cérémonie constitue le moment durant lequel on rend hommage au défunt et où les adieux se font. En France, elle est organisée différemment en fonction des croyances et de la religion de la personne défunte. Parmi les variantes se classe la cérémonie laïque ou civile que l’on organise en mémoire d’un défunt qui ne désirait pas donner une apparence religieuse à ses funérailles ou qui n’avait point de convictions religieuses. Elle est totalement consacrée à l’hommage et au souvenir de la personne défunte.

Pour la religion catholique, l’enterrement est un moment où la famille et les autres proches se rassemblent et prient pour la personne disparue. La famille prend contact avec le prêtre de leur église pour anticiper avec lui le choix des prières, des lectures et de la musique qui ponctueront la cérémonie.

Les juifs autorisent uniquement l’inhumation du défunt qui doit s’effectuer peu de temps après son décès. Plutôt sobre, la cérémonie se déroule sans couronnes ni fleurs.

Pour les musulmans, la crémation reste interdite et les obsèques consistent à inhumer la personne décédée dans un carré musulman. On assiste à des prières spécifiques proclamées par un représentant religieux.

La crémation ou l’inhumation du défunt

Toujours dans le cadre de l’organisation des obsèques, la dernière étape est soit la crémation, soit l’inhumation. La première est une action consistant à rendre en cendres le corps de la personne décédée sous l’effet du feu. La crémation s’effectue dans un crématorium. Les cendres sont ensuite conservées dans un columbarium, une tombe, une urne scellée sur une tombe, un caveau ou une caverne. Elles peuvent aussi être dispersées dans la nature, à l’exception d’un jardin du souvenir ou des voies publiques. Quant à l’inhumation, elle désigne la mise en terre du défunt et s’effectue soit en pleine terre soit dans un caveau.